Gestion différenciée et fauche tardive à Longeville-lès-Metz

La gestion différenciée, encore appelée gestion raisonnée s’applique à l’entretien des espaces en lien avec leur nature et de leur fonction. Il s’agit de pratiquer un entretien adapté à l’intérêt écologique d’un milieu et de son usage. Ainsi le territoire communal, des espaces sont entretenus avec une fréquence et une exigence différentes. Cette pratique favorise la biodiversité, ce sujet étant l’une des priorités développée et portée par la nouvelle équipe élue en mai 2020 avec un adjoint dédié aux questions de biodiversité. Il est également important de rétablir des liens et des connexions entre les espaces, naturels, urbains, sur la commune et autour de la commune. Agir pour la biodiversité, c’est notamment laisser à la nature le temps de développer des zones refuges pour les petits animaux et de proposer des espaces généreux et diversifiés aux insectes pollinisateurs. C’est aussi laisser à la flore le temps d’accomplir son cycle de végétation pour assurer la montée en graine et permettre ainsi aux différentes espèces d’assurer leur présence et leur multiplication les années suivantes. Les espèces plus fragiles pourront aussi s’installer et se développer.


 

Une communication renforcée autour de la biodiversité

La mise en place de nouveaux panneaux de communication vise à mettre mieux en valeur les efforts consentis par la municipalité et les services techniques sur la prise en compte d’une gestion écologique et respectueuse de ses espaces.

Ceci se traduit par de nouveaux visuels, lesquels proposent, en lien avec l’action illustrée, les bénéfices majeurs portés par cette action, le tout sous un slogan commun « Votre commune agit pour plus de nature ».

Trois séries de panneaux sont ainsi proposés, le premier autour de la mise en oeuvre de la fauche tardive, un second en lien avec la plantation d’arbres et le troisième rattaché à la mise en place de prairies fleuries.


 

Le parc des Jésuites

Le territoire communal de Longeville-lès-Metz recèle différents espaces naturels. Si le parc du Grand Pâtural est le plus connu et fréquenté, un autre parc, présent sur l’île des Jésuites côté Longeville centre, reste plus confidentiel mais non moins naturel et agréable.

La gestion différenciée sur cet espace permet également de ménager des espaces où la nature est en pleine harmonie avec les éléments environnants. Le parc est entouré d’eau, d’un côté la Moselle et la véloroute Charles le Téméraire, de l’autre des étangs alimentés par un bras de la Vieille Moselle, lesquelles se poursuivent sur la commune voisine de Scy-Chazelles.

Espace de détente, parcours sportif, vaste terrain de jeux de ballons, les lieux n’en sont pas moins un espace préservé de nature, calme et paisible, largement mis en valeur par la gestion extensive.

Le parc se situe en vis-à-vis direct avec l’arrêt Longeville centre de la navette fluviale Metz’O.

crédit photo © R.JANNOT


 

Des orchidées au jardin partagé

La gestion différenciée des espaces de la commune avec notamment la tonte non systématique de tous les espaces enherbés permet de laisser croître et apparaitre différentes espèces floristiques. C’est le cas notamment sur la parcelle accueillant le jardin partagé à l’arrière de la Mairie.  A ce jour, trois variétés d’orchidées sauvages ont pu être recensées depuis la mise en place de la tonte extensive sur la parcelle.

L’orchidée bouc fleurit en mai-juin et peut mesurer avec son épi floral jusque 80 centimètres. Cette orchidée se trouve régulièrement sur les pelouses calcaires, en bord de chemin ou sur des terrains ayant accueillis d’anciennes vignes, généralement en situation chaude. Elle tire son nom du fait que les fleurs peuvent dégagées une odeur semblable à l’animal qui lui a donné son nom.

L’orchidée pyramidale est assez commune, là aussi sur des prairies sèches et calcaire, en situation ensoleillée et chaude.de taille plus petite, elle mesure entre 25 et 50 centimètres et fleurit en juin-juilllet.

La céphalanthère est une orchidée présentant des fleurs sans éperon, de couleur ivoire. D’une taille de 30 à 60 centimètres, les fleurs restent généralement peu ouvertes, le long d’un long épi lâche. La plante croît de longues années sous terre, s’associant avec un champignon mycorhizien. C’est seulement au bout de 9 ans qu’elle peut émettre sa première feuille et l’année suivante ses premières fleurs.

crédit photo © R.JANNOT


 

Un autre regard sur le Grand Pâtural

Le travail engagé par la municipalité de Longeville-lès-Metz avec la mise en application de la gestion différenciée de ses espaces et la pratique de la fauche tardive se poursuit depuis le printemps 2020 avec des résultats encourageant pour la diversité, à la fois dans la lecture de nos espaces, des ambiances et milieux proposés, tout comme dans les essences et variétés qui deviennent visibles.

L’espace emblématique du Grand Pâtural sur l’île Saint-Symphorien en est un bel exemple. Les secteurs laissés en herbe contrastent avec ceux régulièrement tondus, formant une alternance d’espaces ouverts et fermés. Les surfaces en herbe permettent à de nombreuses espèces, oiseaux, insectes, de trouver refuge et/ou nourriture. Les couleurs des floraisons des plantes herbacées, jaune, mauve, rose ou encore blanche viennent égayer les surfaces, accompagnant les graminées qui montent en graine avant l’été.

La lecture de cet espace comme une vaste prairie est maintenant visible à tous depuis la Moselle, offrant un autre regard et un autre point de vue sur les lieux et leur mode de gestion écologique.

crédit photo © R.JANNOT

Au-delà de l’aspect esthétique, le bénéficie est bien-sûr écologique, agissant sur les espèces et leur cycle de reproduction. Les surfaces en herbe haute sont bénéfiques pour les populations d’insectes et de butineurs, pour la faune tels que oiseaux de petites ou grandes tailles, servant alors d’abris et de refuges. C’est bien-sûr le cas sur les berges mais pas seulement. Cette gestion permet de bénéficier d’une plus grande diversité de variétés, lesquelles peuvent alors se développer et assurer leur cycle végétatif complet.


 

Mise en place d’une gestion différenciée avec des panneaux pour signaler la fauche tardive

Profitant de la longue phase de confinement et de la non intervention sur les espaces communaux, la nouvelle équipe municipale de Longeville-lès-Metz a souhaité mettre en œuvre dès son entrée en fonction cette pratique de gestion différenciée et de fauchage tardif. La biodiversité est l’une des priorités développée et portée par l’équipe en place.C’est pourquoi certains secteurs vont rester volontairement non fauchés pour le moment contrairement à d’autres qui le seront régulièrement, notamment les espaces de détente et de jeux présents sur la commune.

Des panneaux « fauche tardive » ont été mis en place à différents endroits pour indiquer cette nouvelle pratique. « Nous souhaitons ainsi favoriser la biodiversité tout en proposant des espaces différents aux habitants et aux visiteurs, prenant mieux en compte les cycles de la faune et de la flore » précise Raphaël JANNOT, adjoint au Maire en charge de la biodiversité. Ainsi de nouvelles ambiances apparaissent, proposant une lecture des espaces variée et diversifiée tant sur les volumes que sur les couleurs, avec une pluralité d’espèces d’insectes et de végétaux.

 

 

 

Les services techniques de la ville lors de la mise en place des panneaux d’information sur la fauche tardive le 1er juillet 2020

 

crédit photo © R.JANNOT